Benoit Delcourt, entretiens, Jeanne Garnier, Aurélie Jousset, personnes agées, soins palliatifs.
Etant institutrice près de Constantine, A la Toussaint cinquante-quatre vous vîtes Des coups de feu, des gendarmes, des hommes fuir, Et de cela vous ne pouvez vous rendre libre. Tout cela avait commencé près de Sétif, Quand un autocar avait été pris d’assaut...
Lire la suiteVotre visage exprime souvent le plaisir, Plaisir d’être, de marcher, de manger, de savoir. Votre œil soudain se fixe dans le vague, Quand une pensée ou un souci passe. L’idée de la mort vous fait vraiment sourire. La mort, vous l’avez frôlée pendant dix-sept...
Lire la suiteMadame X était arrivée dans la journée, Et avait très vite compris ce qu’étaient ces « bénévoles » : Elle-même avait été bénévole, et même bénévole d’accompagnement, Pour une association de lutte contre le cancer. Le cancer, elle connaissait bien : elle...
Lire la suiteMadame X et moi, nous nous sommes vus plusieurs Jeudis de suite. Comme elle fume, je l’accompagnais au fumoir ou dehors, et là, nous parlions. C’est une personne de grande taille, avec des lunettes qui agrandissent ses yeux, un beau regard franc, qui...
Lire la suiteMonsieur X relevait d’un AVC. Il avait exercé des fonctions élevées dans une association caritative, Mais ne voulait plus entendre parler de tout cela, Et bien au contraire adoptait un langage grossier, Et des manières très impolies. Il était lui était...
Lire la suiteLes soignants l’ont installé sur le dos, Mains posées sur le drap, Dossier légèrement relevé, Et porte grande ouverte. Il aspire bruyamment par la bouche, Ses yeux sont fixes, mais il ne peut fixer, Entend-il les mots que je lui dis ? Non, probablement....
Lire la suiteJe regardais par le hublot, en essayant d’être discret. Madame X me fit un sourire, je rentrai. Elle me pria de m’asseoir. Elle pouvait avoir une soixantaine d’années, Et était couchée sur son lit, peu vêtue de linges blancs, Elle n’avait pas froid. Je...
Lire la suiteMon père était négociant de vins à Soissons, Qui en quatorze fut sous le joug Allemand. Il s’enfuit, passant l ‘Aisne sur le reste de pont, Emmenant avec lui sa femme et deux enfants. Direction Poitiers. Là-bas, on lui proposa Un emploi, mais qui était...
Lire la suiteCe qui frappe en entrant dans la chambre de Monsieur X est la beauté de son visage. Pas un gramme de trop, un air serein, digne. On sent une « pointure », qui pourrait se permettre une certaine propension à « faire la morale ». La voix est posée, avec...
Lire la suiteMadame X, après m’avoir beaucoup raconté de sa vie mouvementée, M’a dit qu’elle devrait écrire ses mémoires. Je lui ai proposé d’être sa « plume » Ce qu’elle a accepté avec enthousiasme. Je me risque donc, dans ce qui suit, A raconter sa vie, en me mettant...
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